Bibliothèque de l'Alcazar

Bibliothèque de l'Alcazar - Allée centrale

Du 22 au 25/09/2021

De 11h00 à 19h00

gratuit

Intervenant·e·s

Portrait épaule, fond immeuble
Porteur de projet

Maroussia Ferry

Anthropologie

Jeremy baudier
Intervenant•e

Jérémy Baudier

Sciences humaines I Collectifs militants

Portrait noir et blanc
Intervenant•e

Félix Colardelle

Sciences-humaines

portrait buste assis
Intervenant•e

Étienne Jallot

Sciences-humaines

portrait buste assis
Intervenant•e

Sophie Laffont

Sciences humaines I Théâtre

S'ancrer à Marseille, trois quartiers façonnés par les migrations, s’inspire d’une enquête collective portant sur les mémoires coloniales à Marseille et propose au public un voyage sensible et visuel - expositions d'archives, de parcours sonores, de photographies, d’extraits d’entretiens- au cœur de la matière urbaine marseillaise, telle qu'elle fût façonnée par les différentes populations arrivées dans la cité phocéenne au cours du XXe siècle à la suite de ruptures historiques majeures. Souvent brutales, celles-ci témoignent de la dislocation de plusieurs empires – notamment ottoman et français – et ont également provoqué de tragiques césures dans les destins individuels et familiaux de ces sujets d’empires. Arméniens ayant subi le génocide de 1915, qui transitent et s’installent à Marseille au cours des années 1920, rapatriés d’Algérie qui arrivent entre 1961 et 1962 ou encore migrants de travail venus du Maghreb au cours des décennies 1960 et 1970, tous ont fait de Marseille la « ville-palimpseste » (selon l’expression d’Olivier Mongin) que l’on connaît aujourd’hui.

Trois lieux dont l’histoire est fortement marquée par ces migrations d’empire, permettent au public l’exploration dans la ville des intrications du passé et du présent : le quartier de Saint-Jérôme où les Arméniens fuyant le génocide se sont ancrés, la Cité de la Rouvière, construite en 1962 pour accueillir les rapatriés d’Algérie et la cité du Petit Séminaire, construite à la même époque dans les quartiers Nord, pour loger des centaines de familles, souvent des migrants venant des anciennes colonies et vivant alors dans les bidonvilles et camps de travailleurs.

Ce riche programme permet de raconter ces histoires selon différents angles (histoire sociale, collectes de récits de vie, enquêtes ethnographiques) et tente de rendre sensible l’histoire de femmes et d’hommes dont les arrachements, les migrations, les luttes et les ancrages urbains, survenus de part et d’autre de profondes césures historiques, attestent la complexité et la profondeur de la sédimentation sociale marseillaise. 

 

Commissaire de l'exposition
Maroussia Ferry (IHEID-CCDP)

 

Aut.eu.rices de l'exposition :
Jérémy Baudier (éducateur spécialisé et étudiant), Félix Colardelle (photographe et étudiant), Étienne Jallot (étudiant) et Sophie Laffont (comédienne et metteur en scène, et étudiante) dans le cadre du Master 2 RCAHS du pôle marseillais de l’EHESS.

D'après une enquête collective coordonée par Isabelle Merle (CNRS-CREDO) et Christelle Rabier (CNRS-CERMES3) et avec leur appui scientifique. Avec l'appui scientifique d'Anouche Kunth (CNRS-IRIS) et Yann Scioldo-Zürcher (CNRS, EHESS-CRH)

 

 

Exposition visible du 14 septembre au 02 octobre 2021 

Photo de la cour intérieure de la Vieille Charité

structure.s porteuse.s

EHESS Marseille / Master RCAHS

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IHEID-ERC GANGS

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