Mémorial des déportations

Mémorial des déportations

Le 25/09/2021

De 11h00 à 12h30

gratuit
sur réservation

Intervenant·e·s

Claire Zalc
Porteur de projet

Claire Zalc

Histoire

Laurence Garson
Intervenant•e

Laurence Garson

Patrimoine

Adèle Sutre
Intervenant•e

Adèle Sutre

Géographie I Histoire

Anton Perdoncin
Intervenant•e

Anton Perdoncin

Sociologie I Histoire

Thomas Chopard
Intervenant•e

Thomas Chopard

Histoire

Claire Zalc
Intervenant•e

Claire Zalc

Histoire

30 juin 2017, décès de Simone Veil

4 janvier 2018, annonce du décès d’Aron Applefeld

18 septembre 2018, Marceline Loridan Ivens décédée

Les nécrologies le rappellent s’il en était besoin : les survivants de la Shoah ne seront bientôt plus là pour témoigner. La disparition des témoins engendre-t-elle une modification dans les manières de penser, de concevoir, d’écrire, de se positionner face à l’histoire de la Shoah ? Modifie-t-elle la façon dont l’on peut raconter les trajectoires singulières et collectives des victimes ? Cette interrogation hante une partie de la production artistique de ces dernières années, des Habitants de l’hôtel de Saint-Aignan en 1939, installation de Christian Boltanski sise dans la cour du Musée d’art et d’histoire du judaïsme, aux Disparus de Daniel Mendelsohn, en passant par le « 209 rue St Maur », documentaire de Ruth Zylberman qui vient de donner lieu à un beau livre .
Du côté des historiens aussi les regards et les façons de faire évoluent :  l’historiographie de la Shoah rencontre celle des migrations, de la micro-histoire et de l’histoire sociale transnationale et un ensemble de savoirs se développent qui visent à la reconstitution de trajectoires de persécution à partir d'archives. Ces savoirs se donnent notamment à voir au musée. Ainsi, le Mémorial des Déportations de Marseille – récemment rouvert – est construit autour de la reconstitution de trajectoires de personnes persécutées durant la Seconde Guerre mondiale, Juifs, militants politiques, résistants…

 

L’enjeu de l’atelier est de faire entrer le public dans le Mémorial des déportations en le conduisant de l’autre côté du décor, pour comprendre comment des trajectoires de familles et d’individus qui ont été victimes de persécution peuvent être reconstituées, à partir de quels documents, et pour répondre à quelles questions.

Cet atelier est interactif. Partant d’une famille, les participantes et participantes sont initiés aux modalités de la recherche des sources sur un cas précis, en rappelant écueils, difficultés mais atouts aussi d’une démarche construite à hauteur d’hommes, de femmes et d’enfants. Par ce biais, est présenté  un panorama des sources disponibles, et  le public est sensibilisé aux types de recherches et d’indices permettant de reconstituer des trajectoires de migration et de persécution. Les liens entre dimensions locales et transnationales des parcours sont discutés à partir d’études de cas: Juifs déportés de France, Juifs polonais déportés vers l’Est, Tsiganes… et à rendre compte de la variété des parcours de persécution.

Les participant.e.s seront invités à se confronter aux matériaux de l’historien.ne par la manipulation d’archives (fac similés) et à discuter des enjeux soulevés par cette approche.

 

 

Sur réservation auprès du Musée d'Histoire de Marseille par téléphone au 04 91 55 36 00 ou par mail à musee-histoire@marseille.fr 

Jauge limitée à 25 personnes, dans la limite des places disponibles

Photo de la cour intérieure de la Vieille Charité
Image : © DR

structure.s porteuse.s

Une proposition de ERC Lubartworld

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Sur réservation auprès du Musée d'Histoire de Marseille par téléphone au 04 91 55 36 00 ou par mail à musee-histoire@marseille.fr 

Jauge limitée à 25 personnes, dans la limite des places disponibles