Musée d'Histoire de Marseille

Musée d'Histoire de Marseille - Collection permanente

Le 24/09/2022

De 10h30 à 12h00

gratuit
sur réservation

Intervenant·e·s

portrait S. Deshayes
Porteur de projet

Sophie Deshayes

Muséologie

Portrait de Nicolas Verdier
Intervenant•e

Nicolas Verdier

Géographie

portrait de Michel Marcelin
Intervenant•e

Michel Marcelin

Cosmologie

Visite à deux voix conduite par Michel Marcelin et Nicolas Verdier autour des horloges Fénon conservées par l’Observatoire de Marseille et exposées au Musée d’Histoire de Marseille.

Le cadran solaire est considéré comme l'un des tout premiers objets utilisés par l'homme pour mesurer l'écoulement du temps. L’apparition et la diffusion de l'horloge, à partir de la fin du XIVe siècle, ne les aura pas totalement supplantés mais au fil des siècles, les progrès de la science astronomique conduiront à l’utilisation d’instruments toujours plus sophistiqués. Ainsi, fin XIXe, l’Observatoire de Marseille, alors situé sur le plateau Longchamp, avait commandé à Auguste Fénon trois horloges de précision, à l’instar de la plupart des observatoires astronomiques français, mais aussi de ceux d’Alger, d’Athènes et jusqu’en Argentine.

La Fénon n°38 donnait l’heure sidérale : l’horloge était synchronisée avec la rotation de la Terre en observant le passage des étoiles au méridien. La Fénon n°98, dite horloge mère, donnait l’heure nationale exacte calculée à partir de l’heure sidérale indiquée par la Fénon n°38. La Fénon n°105, dite horloge fille, se trouvait dans les locaux de la Faculté des Sciences (à l’emplacement actuel de l’Artplexe Canebière). Mère et fille étaient reliées par des fils électriques et un relai actionné par le mécanisme d’horlogerie à chaque seconde, qui permettait de les synchroniser parfaitement.

Ainsi, les horlogers et les marins pouvaient mettre à l’heure leurs chronomètres en un point central de la ville, proche du port.

 

Réservations obligatoires (jauge limitée) auprès du Musée d’Histoire de Marseille au 04 91 55 36 00 ou musee-histoire@marseille.fr avant le vendredi 23 septembre à 12h

 

 

Les horloges Fénon et la distribution de l’heure à Marseille

L’horloger Auguste Fénon (1843-1913) a fabriqué des horloges de précision pour la plupart des observatoires astronomiques français entre 1880 et 1900 : Besançon, Bordeaux, Marseille, Nice et Toulouse, mais aussi pour des observatoires à l’étranger : Alger en Algérie, Athènes en Grèce, Cordoba et La Plata en Argentine. L’observatoire de Marseille, alors situé sur le plateau Longchamp, avait commandé à Fénon trois horloges, à partir de 1882. La Fénon n°38 donnait l’heure sidérale (liée aux étoiles) et sa mise à l’heure s’effectuait à l’aide de la lunette méridienne de l’observatoire. L’horloge était synchronisée avec la rotation de la Terre en observant le passage des étoiles au méridien (plan nord-sud qui correspond au point culminant de la course apparente des astres dans le ciel). Cette horloge astronomique de grande précision (quelques centièmes de seconde sur six mois) était également appelée régulateur ou pendule sidérale. La Fénon n°98, dite horloge mère, donnait l’heure nationale exacte qui était calculée à partir de l’heure sidérale indiquée par la Fénon n°38. Elle était remise à l’heure, si nécessaire, tous les matins à neuf heures. La Fénon n°105, dite horloge fille, se trouvait dans les locaux de la Faculté des Sciences (entre la Canebière et les Allées Gambetta, à l’emplacement actuel de l’Artplexe Canebière). Elle était reliée par des fils électriques à L’horloge mère et un relais électrique, actionné par le mécanisme d’horlogerie à chaque seconde, permettait de synchroniser parfaitement l’horloge fille. En huit ans de fonctionnement on n’a jamais noté plus d’un à deux dixièmes de seconde d’écart entre la mère et la fille&. Grâce à l’horloge fille, les horlogers et les marins pouvaient mettre à l’heure leurs chronomètres en un point central de la ville, proche du port. C’était particulièrement important pour la navigation car, en conservant l’heure du port d’attache, le marin pouvait ensuite faire le point en mer en calculant sa longitude avec précision. Par exemple, si on suppose que la latitude reste la même, le marin verra se lever le soleil plus tôt s’il navigue vers l’est et plus tard s’il navigue vers l’ouest (N.B. L’écart est d’environ une minute pour un déplacement de 20 km à la latitude de Marseille, il est donc important d’avoir l’heure à la seconde près si on veut une localisation suffisamment précise). Michel Marcelin

Image : © DR

structure.s porteuse.s

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